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Arrêter de fumer : les bienfaits pour le corps, des premières heures aux années suivantes

⏱ 5 min de lectureRédigé par l'équipe éditoriale Eos CarePublié le Mis à jour le

Dès la dernière cigarette, le corps commence à se réparer. Certains bienfaits se sentent en quelques jours, d’autres se construisent sur des années. Voici ce que disent les autorités de santé, étape par étape.

En résumé

Les premiers bienfaits de l’arrêt du tabac arrivent en quelques heures : le pouls se normalise et le monoxyde de carbone quitte le sang.

En quelques jours, on respire mieux ; en quelques mois, on récupère du souffle. Au fil des années, les risques d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral et de cancer baissent nettement.

Il n’est jamais trop tard : arrêter apporte un bénéfice à tout âge, même avec une maladie liée au tabac.

Que se passe-t-il quand on arrête de fumer ?

À mesure que le corps élimine les produits toxiques de la fumée, comme le monoxyde de carbone, les risques liés au tabac diminuent. Le temps de récupération varie selon les organes, et selon les personnes.

Les repères ci-dessous viennent surtout de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce sont des moyennes, et les sources ne donnent pas toujours les mêmes délais.

Les premières heures et les premiers jours

Selon Tabac info service :

  • 20 minutes après la dernière cigarette, la pression sanguine et le pouls redeviennent normaux ;
  • 8 heures après, la quantité de monoxyde de carbone dans le sang est divisée par deux, et les cellules sont mieux oxygénées ;
  • 24 heures après, le risque d’infarctus commence déjà à baisser, et les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée ;
  • 48 heures après, le goût et l’odorat s’améliorent ;
  • 72 heures après, respirer devient plus facile : les bronches se relâchent et l’on se sent plus énergique.

L’OMS situe le retour à la normale du monoxyde de carbone dans les 12 heures.

Ces mêmes premiers jours sont aussi ceux où le manque de nicotine est le plus fort. Irritabilité, envies de fumer ou sommeil perturbé sont passagers : voir notre page sur le sevrage tabagique.

Les premières semaines et les premiers mois

Selon l’OMS, la circulation et la fonction pulmonaire s’améliorent entre 2 semaines et 3 mois, puis la toux et l’essoufflement diminuent entre 1 et 9 mois.

On gagne aussi en énergie et en forme physique : le sang, mieux oxygéné, profite aux muscles.

Après un an et plus : le cœur et les cancers

Selon l’OMS, c’est sur le long terme que se jouent les bénéfices les plus importants :

  • 1 an après l’arrêt, le risque de maladie coronarienne est diminué de près de moitié ;
  • 10 ans après, le risque de cancer du poumon est tombé à environ la moitié de celui d’un fumeur, et les risques de cancers de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, de la vessie, du col de l’utérus et du pancréas diminuent ;
  • 15 ans après, le risque de maladie coronarienne redevient celui d’un non-fumeur.

Pour l’accident vasculaire cérébral (AVC), le risque rejoint celui d’un non-fumeur entre 5 et 15 ans après l’arrêt.

Arrêter de fumer réduit la mortalité totale, et en particulier celle liée aux maladies cardiovasculaires et au cancer du poumon. Pour mesurer ce que l’arrêt permet d’éviter, voir notre page sur les effets du tabac sur le corps.

Il n’est jamais trop tard

Arrêter tôt est le plus bénéfique : la durée du tabagisme compte plus que la quantité fumée. Mais l’arrêt apporte un bénéfice à tout âge. Selon la HAS, arrêter à 40 ans améliore l’espérance de vie de 7 ans, à 50 ans de 4 ans, à 60 ans de 3 ans. L’OMS avance des gains un peu plus élevés pour 40 et 50 ans.

Arrêter reste utile quand une maladie est déjà là :

  • après un infarctus, arrêter de fumer réduit de 50 % le risque de récidive (OMS) ;
  • après un diagnostic de cancer, l’arrêt diminue le risque de second cancer et améliore l’efficacité des traitements ;
  • avant une opération, la HAS recommande d’arrêter au moins 6 semaines avant l’intervention ;
  • en cas de BPCO, la maladie ne se guérit pas, mais l’arrêt du tabac ralentit son évolution.

Peau, sexualité, fertilité

Le tabac rend la peau ridée et terne et jaunit les dents : sans tabac, la peau vieillit moins vite, le teint est plus lumineux, on cicatrise mieux, et les dents et les ongles jaunissent moins.

L’arrêt améliore aussi la vie sexuelle : les troubles de l’érection diminuent ou disparaissent, et la fertilité s’améliore, chez l’homme comme chez la femme. Les femmes qui prennent la pilule ne cumulent plus les risques liés au tabac.

Le moral, le stress et le sommeil

Beaucoup de fumeurs craignent d’être plus stressés sans cigarette. Selon la HAS, l’anxiété augmente pendant les deux semaines qui suivent l’arrêt, puis diminue après un mois, jusqu’à un niveau plus faible qu’avant l’arrêt. Pour en savoir plus, voir notre page sur le tabac et le stress.

Et si je ne ressens pas de bénéfices ?

Certains bienfaits ne se sentent pas. Même sans amélioration visible, le monoxyde de carbone a quitté l’organisme, la pression artérielle s’est régulée et le risque d’infarctus a commencé à baisser. Le goût et l’odorat reviennent parfois plus lentement.

L’arrêt du tabac peut entraîner une prise de poids. Le bénéfice de l’arrêt sur le cœur et les vaisseaux reste important, même dans ce cas. Voir notre page sur l’arrêt du tabac et la prise de poids.

Garder ces bénéfices

Même des années après l’arrêt, une seule cigarette peut réveiller la dépendance. Si cela arrive, ce n’est pas un échec : voir notre page sur la rechute.

Pour vous lancer, voir comment arrêter de fumer. Le 39 89, la ligne de Tabac info service, est joignable du lundi au samedi de 8 h à 20 h : un tabacologue peut vous y suivre gratuitement. Pour une vue d’ensemble, voir notre page sur le tabac et le tabagisme.

Pour découvrir l’accompagnement proposé par Eos Care, voir le programme Eos Care.

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Questions fréquentes

Que se passe-t-il dans le corps quand on arrête de fumer ?

Les premiers effets arrivent vite. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le rythme cardiaque et la pression sanguine diminuent 20 minutes après la dernière cigarette, et le taux de monoxyde de carbone dans le sang redevient normal en 12 heures. Les bénéfices sur le cœur et les cancers se construisent ensuite sur des années.

Combien de temps faut-il aux poumons pour récupérer ?

Cela dépend des personnes et de la durée du tabagisme. Selon l'OMS, la circulation et la fonction pulmonaire s'améliorent entre 2 et 12 semaines après l'arrêt, puis la toux et l'essoufflement diminuent entre 1 et 9 mois. Une maladie installée comme la BPCO ne se guérit pas, mais l'arrêt freine son évolution.

Est-il trop tard pour arrêter de fumer à 60 ans ?

Non. La Haute Autorité de santé rappelle qu'il existe toujours un bénéfice à arrêter, quel que soit l'âge : arrêter à 60 ans améliore l'espérance de vie de 3 ans. L'OMS donne le même gain à cet âge. Même après avoir beaucoup fumé pendant longtemps, il n'est jamais trop tard. Et même avec une maladie liée au tabac, arrêter reste utile.

Pourquoi je tousse depuis que j'ai arrêté de fumer ?

C'est fréquent et passager : les poumons font leur « nettoyage » et évacuent ce qu'ils ont accumulé pendant les années de tabagisme. Cette toux n'arrive pas chez tout le monde. Elle fait partie des effets courants de l'arrêt, comme une constipation passagère ou un appétit accru.

Retrouve-t-on l'espérance de vie d'un non-fumeur ?

Elle s'en rapproche avec le temps. Selon l'OMS, par rapport aux personnes qui continuent de fumer, on gagne près de 10 ans d'espérance de vie en arrêtant vers 30 ans, 9 ans vers 40 ans, 6 ans vers 50 ans et 3 ans vers 60 ans. Plus on arrête tôt, plus le gain est grand, mais il existe à tout âge.

Article rédigé par l'équipe éditoriale Eos Care

Cet article a une visée informative et ne remplace pas un avis médical personnalisé.

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